De deux siestes à une
C'est la transition la plus mal vécue, parce qu'on la fait presque toujours trop tôt — et parce que pendant deux à six semaines, l'enfant est trop fatigué pour une sieste, et pas assez pour deux.
Quand, vraiment ?
Le passage à une seule sieste se produit en général entre 14 et 18 mois. Rarement avant 12 mois — et un enfant de 10 ou 11 mois qui refuse sa sieste du matin est presque toujours en train de vous dire autre chose.
L'erreur la plus fréquente : supprimer la sieste du matin parce qu'elle devient difficile, alors que le vrai coupable est la fenêtre d'éveil du matin, devenue trop courte. Avant de supprimer, essayez simplement de décaler.
Les vrais signes qu'il est prêt
Il faut plusieurs signes, pendant au moins deux semaines d'affilée. Un mauvais jour ne veut rien dire.
- Il refuse systématiquement l'une des deux siestes — le plus souvent celle du matin.
- La sieste du matin est facile, mais celle de l'après-midi devient impossible.
- Le coucher du soir s'étire : il n'a plus assez sommeil.
- Il se réveille de plus en plus tôt le matin.
- Il tient sans peine 4 à 5 heures d'éveil.
Attention au piège : ces mêmes signes peuvent apparaître lors d'une poussée dentaire, d'une maladie ou d'un changement de mode de garde. Si cela ne dure qu'une semaine, ce n'était pas la transition.
La méthode : décaler, ne pas supprimer
On ne supprime pas la sieste du matin d'un coup. On la repousse progressivement jusqu'à ce qu'elle fusionne avec celle de l'après-midi.
- Semaine 1 : repoussez la sieste du matin de 15 à 30 minutes.
- Semaine 2 : encore 30 minutes. Vous êtes vers 11 h.
- Semaine 3 : encore, jusqu'à atteindre 12 h – 12 h 30. C'est l'heure d'arrivée : une sieste unique, longue, en début d'après-midi.
La sieste unique dure idéalement 1 h 30 à 2 h 30. Si elle est plus courte, l'enfant ne tiendra pas jusqu'au soir.
Traverser la période creuse
Pendant la transition — deux à six semaines — votre enfant sera trop fatigué pour une sieste, pas assez pour deux. C'est inconfortable pour tout le monde, et c'est normal. Trois béquilles :
- Avancez le coucher du soir, franchement : 18 h 30 ou 19 h les mauvais jours. C'est le meilleur amortisseur qui existe.
- Autorisez-vous des jours à deux siestes quand la journée a été dure. La transition n'a pas besoin d'être linéaire.
- Sortez le matin. La lumière du jour et le mouvement aident l'enfant à tenir sans s'effondrer.
Le piège de la fin d'après-midi
Une fois la sieste unique installée, elle doit se terminer avant 15 h 30, au plus tard 16 h. Une sieste qui déborde vide la pression de sommeil et repousse le coucher — puis fabrique un réveil trop matinal le lendemain. Voir le réveil à 5 h du matin.